investissement

Mieux s'orienter parmi les différentes classes d’actifs

Monétaire, obligataire, actions cotées, non cotées, immobilier, infrastructure, actif réel, en tant qu'investisseur, comment s'y retrouver ?

Publié le
12/12/24
, mis à jour le
12/12/24
December 12, 2024

Investir, c’est un peu comme choisir un dessert au restaurant. Certains préfèrent le chocolat fondant (actions cotées), d’autres optent pour une salade de fruits (monétaire), tandis que les plus gourmands prennent un peu de tout (diversification !). Mais avant de faire un choix, encore faut-il savoir ce qui se cache derrière chaque classe d’actifs. Aujourd’hui, on fait un petit tour d’horizon complet, pour évaluer l'intérêt des différentes options qui s’offrent à vous.

1. Les actifs monétaires :

Le livret A de l'investisseur prudent

Qu’est-ce que c’est ?

Les actifs monétaires, ce sont les placements les plus sûrs, mais aussi les moins excitants. On parle ici de comptes sur livret, de fonds monétaires, ou encore de placements à court terme. Leur principal atout ? Ils sont liquides (vous pouvez récupérer votre argent rapidement) et très peu risqués (perte en capital très improbable). Mais, comme une sieste en plein après-midi, ils sont aussi plutôt ennuyeux : leur rendement est généralement faible, voire très faible.

Pour qui ?

Pour ceux qui veulent dormir sur leurs deux oreilles, mais qui acceptent de voir leur argent gagner moins qu’un escargot en pleine course.

Exemple concret :

Votre Livret A en est un bon exemple. Vous y déposez de l’argent, il est toujours disponible en cas de besoin, mais vous ne gagnerez pas de quoi partir aux Bahamas tous les ans (à moins de vivre très longtemps).

Risque :

Quasi nul. Mais attention, le principal danger ici, c’est l’inflation qui peut grignoter vos maigres intérêts.

Durée :

De quelques jours à quelques années

2. Les obligations :

Les bons élèves de la classe

Qu’est-ce que c’est ?

Les obligations, c’est un peu comme prêter de l’argent à quelqu’un (l’État, une entreprise) qui vous promet de vous rembourser en vous versant pendant toute la durée du prêt un coupon (les intérêts). En gros, vous devenez créancier, et à la fin de la période prévue, on vous rend votre argent. Sur la période du prêt vous avez encaissé  les intérêts en plus. Moins risquées que les actions, les obligations sont plus calmes, mais elles peuvent tout de même offrir des rendements corrects selon l’émetteur.

Pour qui ?

Pour les investisseurs prudents qui veulent un revenu régulier sans trop de sueurs froides et qui investissent jusqu'au terme du contrat de prêt. En effet, la valeur d'une obligation peut fluctuer durant sa vie, en fonction de l'évolution des taux directeurs des banques centrales et de la santé de l'émetteur.

Exemple concret :

Les Obligations d’État (comme les OAT en France). Vous prêtez de l’argent à la France et, en échange, vous recevez des intérêts régulièrement. C’est comme devenir le banquier du pays, qui généralement rembourse ses dettes. Cependant, certains cas de banqueroute des états peuvent conduire à un défaut de remboursement du principal comme en 2001 en Argentine.

Risque :

Faible à modéré. Les obligations d’État sont en général très sûres, mais les obligations d’entreprise peuvent être plus risquées. Si l’entreprise fait faillite… vos chances de récupérer votre argent chutent vite.

Durée :

Idéalement jusqu'à la maturité de l'obligation. En général cela peut aller d'une maturité courte d'un an à une maturité plus longue de 7 à 8 ans.

3. Les actions cotées :

Le grand frisson de la Bourse

Qu’est-ce que c’est ?

Les actions cotées, ce sont les parts d’une entreprise que vous pouvez acheter en investissant en Bourse. Quand vous investissez dans des actions, vous devenez propriétaire d’une petite partie de l’entreprise et cela vous donne le droit de voter en assemblée générale sur les grandes décisions qui vont structurer sa vie future.

Le but du jeu ? Que l’entreprise prenne de la valeur et que vos actions aussi. Les actions peuvent rapporter beaucoup dans la durée, mais attention, elles sont aussi très volatiles. La perception de cette volatilité est accentuée par la liquidité quotidienne qu'offre la Bourse : une action cotée peut perdre 50% de sa valeur en quelques mois et dépasser sa valeur initiale quelques mois suivants. Cela s'apparente parfois à des montagnes russes dans lesquelles il faut avoir le cœur bien accroché. Un jour vous êtes sur un nuage, le lendemain vous avez le vertige.

Pour qui ?

Pour ceux qui aiment le risque, les opportunités à long terme et qui ont les nerfs et les reins solides en cas de chute des marchés.

Exemple concret :

Investir dans des géants comme Apple, Tesla,TotalEnergies, AIrliquide, Orange. Les actions de ces entreprises sont cotées en Bourse, et vous pouvez les acheter ou les vendre selon l’évolution du marché.

Risque :

Modéré à élevé suivant l'émetteur. Ça peut grimper en flèche, mais aussi plonger rapidement. Heureusement, sur le long terme et avec un portefeuille bien diversifié, les actions tendent à être plus rentables que d'autres classe d'actifs.

4. Les actions non cotées :

Les rebelles du monde de l’investissement

Qu’est-ce que c’est ?

Les actions non cotées, ce sont des parts d’entreprises qui ne sont pas en Bourse. Pour faire simple, vous investissez dans une start-up ou une PME, en espérant qu’elle décolle un jour. Contrairement aux actions cotées, ces investissements sont beaucoup moins liquides : pour vendre vos parts, il vous faut trouver un acheteur, vous mettre d'accord sur un prix, finaliser la transaction. Ce processus peut facilement prendre entre 6 et 18 mois, voire même ne pas aboutir dans ce laps de temps. Ce sont aussi des investissement plus risqués, car ces entreprises sont généralement plus petites et moins stables sur leurs marchés. En conséquence de ce risque plus élevé, les rendements peuvent être impressionnants si l’entreprise réussit.

Durée :

Privilégier le long terme : En bourse les rendements sont supérieurs aux autres classes d'actifs dès que l'on établit des comparaisons sur un temps très long (10-15 ans). Ce sont toujours des raisonnement sur des paniers moyens de valeur (les grands indices boursiers) ce qui n'empêche pas certaines valeurs de frôler la faillite ou du moins de ruiner ses investisseurs comme on l'a vu récemment sur la place parisienne avec Orpéa et Atos.

Pour qui ?

Pour les aventuriers de la finance, ceux qui veulent participer à une aventure excitante et miser sur la prochaine licorne (ces entreprises valorisées à plus d’un milliard), mais qui sont également prêts à perdre cette allocation de leur capital.

Exemple concret :

Si vous aviez investi dans Blablacar, Airbnb ou Facebook à leurs débuts, vous seriez probablement assis sur une montagne d’or aujourd’hui. Mais attention, toutes les start-ups ne finissent pas au sommet.

Risque :

Très élevé. Le potentiel de gain est énorme, mais la plupart des start-ups ne deviennent jamais des géants. Vous pouvez aussi perdre tout votre capital.

Durée :

Forcément quelques années. Vous ne maitrisez que très peu la liquidité de l'investissement qui peut arriver à tous moments en fonction de la stratégie des actionnaires principaux. Vous avez un rôle de suiveur.

5. L’immobilier :

L’investissement en dur

Qu’est-ce que c’est ?

L’immobilier, c’est l’achat de biens physiques (appartements, maisons, locaux commerciaux) dans le but de les louer ou de les revendre avec une plus-value. C’est un des placements préférés des Français, car il est tangible (vous pouvez voir et toucher ce que vous achetez), et il a tendance à bien résister à l’inflation. Mais l’immobilier demande aussi plus de gestion et parfois un gros capital de départ.

Pour qui ?

Pour ceux qui aiment investir dans des actifs concrets, qui rapportent régulièrement (via les loyers) et qui peuvent se valoriser dans le temps.

Exemple concret :

L’achat d’un appartement à Paris que vous louez. Vous touchez des loyers chaque mois et, si le marché immobilier continue de monter, vous pouvez revendre avec une belle plus-value.

Risque :

Modéré. Les crises immobilières sont plus rare et moins brutales que les crises boursière. Cependant elle existent et il convient de bien analyser en amont le risque conjoncturel et le risque sectoriel car la valeur d'un actif immobilier est très dépendant de sa localisation. Pour illustrer ce point, une maison en bord de mer s'est beaucoup appréciée (cela a été un bien recherché sur les 50 dernières années), cependant avec le réchauffement climatique et la montée des eaux, il est probable que certains de ces biens disparaissent dans les 50 prochaines années engloutis par l'avancée de la mer, réduisant à 0 la valeur de certains actifs.

Mais dans l’ensemble, c’est un investissement plutôt sûr. Attention quand même aux mauvaises surprises (travaux, impayés de loyers…).

Durée :

Minimum 7-8 années, sauf si vous cherchez à faire de la promotion immobilière qui comporte des risques supérieurs et bien différents. Beaucoup de frais de transactions sont à amortir sur un investissement immobilier (Notaire, agence) et il faut laisser le temps au marché local de s'orienter à la hausse

6. Les infrastructures :

Les fondations du futur

Qu’est-ce que c’est ?

Investir dans les infrastructures, c’est financer des grands projets publics ou privés : autoroutes, aéroports, réseaux de transport, parking, énergies renouvelables… Ces actifs sont souvent très stables et génèrent des revenus réguliers (les péages d’autoroute, par exemple). En plus, ils sont souvent corrélés à la croissance économique à long terme.

Pour qui ?

Pour les investisseurs patients, à la recherche de stabilité et de rendement prévisible, même si ce n’est pas forcément sexy.

Exemple concret :

Investir dans une société qui gère des autoroutes ou des aéroports. Vous touchez des revenus réguliers et stables, car ces infrastructures sont essentielles.

Risque :

Faible à modéré. Ce sont souvent des projets bien établis avec des revenus réguliers, mais attention aux aléas politiques quand les revenus sont subventionnés (nouvelles régulations) ou aux catastrophes environnementales (pas toujours bien couvertes par les assureurs).

Durée :

En général, ces projet se valorisent sur le long terme : il ne faut donc pas être pressé de récupérer sa mise et plus jouer sur une forme de rente perpétuelle.

En conclusion, chaque classe d’actifs a ses avantages et ses inconvénients. L’important est de savoir quel type de risque vous êtes prêt à accepter, combien de temps vous voulez laisser votre argent travailler, et à quel point vous avez envie de suivre votre investissement de près (ou non).

Alors, prêt à choisir votre dessert financier ?

Animé par la mission de rendre la finance et l'économie plus claires et accessibles, Tristan aide à décrypter les tendances complexes et à explorer des voies alternatives pour répondre aux enjeux globaux de demain. Expert en finance durable, économie et transition énergétique, il partage ses analyses pour participer à la prise de conscience des enjeux et au progrès sociétal.

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Mieux s'orienter parmi les différentes classes d’actifs

Publié le
December 12, 2024
, mis à jour le
12/12/24
December 12, 2024

Investir, c’est un peu comme choisir un dessert au restaurant. Certains préfèrent le chocolat fondant (actions cotées), d’autres optent pour une salade de fruits (monétaire), tandis que les plus gourmands prennent un peu de tout (diversification !). Mais avant de faire un choix, encore faut-il savoir ce qui se cache derrière chaque classe d’actifs. Aujourd’hui, on fait un petit tour d’horizon complet, pour évaluer l'intérêt des différentes options qui s’offrent à vous.

1. Les actifs monétaires :

Le livret A de l'investisseur prudent

Qu’est-ce que c’est ?

Les actifs monétaires, ce sont les placements les plus sûrs, mais aussi les moins excitants. On parle ici de comptes sur livret, de fonds monétaires, ou encore de placements à court terme. Leur principal atout ? Ils sont liquides (vous pouvez récupérer votre argent rapidement) et très peu risqués (perte en capital très improbable). Mais, comme une sieste en plein après-midi, ils sont aussi plutôt ennuyeux : leur rendement est généralement faible, voire très faible.

Pour qui ?

Pour ceux qui veulent dormir sur leurs deux oreilles, mais qui acceptent de voir leur argent gagner moins qu’un escargot en pleine course.

Exemple concret :

Votre Livret A en est un bon exemple. Vous y déposez de l’argent, il est toujours disponible en cas de besoin, mais vous ne gagnerez pas de quoi partir aux Bahamas tous les ans (à moins de vivre très longtemps).

Risque :

Quasi nul. Mais attention, le principal danger ici, c’est l’inflation qui peut grignoter vos maigres intérêts.

Durée :

De quelques jours à quelques années

2. Les obligations :

Les bons élèves de la classe

Qu’est-ce que c’est ?

Les obligations, c’est un peu comme prêter de l’argent à quelqu’un (l’État, une entreprise) qui vous promet de vous rembourser en vous versant pendant toute la durée du prêt un coupon (les intérêts). En gros, vous devenez créancier, et à la fin de la période prévue, on vous rend votre argent. Sur la période du prêt vous avez encaissé  les intérêts en plus. Moins risquées que les actions, les obligations sont plus calmes, mais elles peuvent tout de même offrir des rendements corrects selon l’émetteur.

Pour qui ?

Pour les investisseurs prudents qui veulent un revenu régulier sans trop de sueurs froides et qui investissent jusqu'au terme du contrat de prêt. En effet, la valeur d'une obligation peut fluctuer durant sa vie, en fonction de l'évolution des taux directeurs des banques centrales et de la santé de l'émetteur.

Exemple concret :

Les Obligations d’État (comme les OAT en France). Vous prêtez de l’argent à la France et, en échange, vous recevez des intérêts régulièrement. C’est comme devenir le banquier du pays, qui généralement rembourse ses dettes. Cependant, certains cas de banqueroute des états peuvent conduire à un défaut de remboursement du principal comme en 2001 en Argentine.

Risque :

Faible à modéré. Les obligations d’État sont en général très sûres, mais les obligations d’entreprise peuvent être plus risquées. Si l’entreprise fait faillite… vos chances de récupérer votre argent chutent vite.

Durée :

Idéalement jusqu'à la maturité de l'obligation. En général cela peut aller d'une maturité courte d'un an à une maturité plus longue de 7 à 8 ans.

3. Les actions cotées :

Le grand frisson de la Bourse

Qu’est-ce que c’est ?

Les actions cotées, ce sont les parts d’une entreprise que vous pouvez acheter en investissant en Bourse. Quand vous investissez dans des actions, vous devenez propriétaire d’une petite partie de l’entreprise et cela vous donne le droit de voter en assemblée générale sur les grandes décisions qui vont structurer sa vie future.

Le but du jeu ? Que l’entreprise prenne de la valeur et que vos actions aussi. Les actions peuvent rapporter beaucoup dans la durée, mais attention, elles sont aussi très volatiles. La perception de cette volatilité est accentuée par la liquidité quotidienne qu'offre la Bourse : une action cotée peut perdre 50% de sa valeur en quelques mois et dépasser sa valeur initiale quelques mois suivants. Cela s'apparente parfois à des montagnes russes dans lesquelles il faut avoir le cœur bien accroché. Un jour vous êtes sur un nuage, le lendemain vous avez le vertige.

Pour qui ?

Pour ceux qui aiment le risque, les opportunités à long terme et qui ont les nerfs et les reins solides en cas de chute des marchés.

Exemple concret :

Investir dans des géants comme Apple, Tesla,TotalEnergies, AIrliquide, Orange. Les actions de ces entreprises sont cotées en Bourse, et vous pouvez les acheter ou les vendre selon l’évolution du marché.

Risque :

Modéré à élevé suivant l'émetteur. Ça peut grimper en flèche, mais aussi plonger rapidement. Heureusement, sur le long terme et avec un portefeuille bien diversifié, les actions tendent à être plus rentables que d'autres classe d'actifs.

4. Les actions non cotées :

Les rebelles du monde de l’investissement

Qu’est-ce que c’est ?

Les actions non cotées, ce sont des parts d’entreprises qui ne sont pas en Bourse. Pour faire simple, vous investissez dans une start-up ou une PME, en espérant qu’elle décolle un jour. Contrairement aux actions cotées, ces investissements sont beaucoup moins liquides : pour vendre vos parts, il vous faut trouver un acheteur, vous mettre d'accord sur un prix, finaliser la transaction. Ce processus peut facilement prendre entre 6 et 18 mois, voire même ne pas aboutir dans ce laps de temps. Ce sont aussi des investissement plus risqués, car ces entreprises sont généralement plus petites et moins stables sur leurs marchés. En conséquence de ce risque plus élevé, les rendements peuvent être impressionnants si l’entreprise réussit.

Durée :

Privilégier le long terme : En bourse les rendements sont supérieurs aux autres classes d'actifs dès que l'on établit des comparaisons sur un temps très long (10-15 ans). Ce sont toujours des raisonnement sur des paniers moyens de valeur (les grands indices boursiers) ce qui n'empêche pas certaines valeurs de frôler la faillite ou du moins de ruiner ses investisseurs comme on l'a vu récemment sur la place parisienne avec Orpéa et Atos.

Pour qui ?

Pour les aventuriers de la finance, ceux qui veulent participer à une aventure excitante et miser sur la prochaine licorne (ces entreprises valorisées à plus d’un milliard), mais qui sont également prêts à perdre cette allocation de leur capital.

Exemple concret :

Si vous aviez investi dans Blablacar, Airbnb ou Facebook à leurs débuts, vous seriez probablement assis sur une montagne d’or aujourd’hui. Mais attention, toutes les start-ups ne finissent pas au sommet.

Risque :

Très élevé. Le potentiel de gain est énorme, mais la plupart des start-ups ne deviennent jamais des géants. Vous pouvez aussi perdre tout votre capital.

Durée :

Forcément quelques années. Vous ne maitrisez que très peu la liquidité de l'investissement qui peut arriver à tous moments en fonction de la stratégie des actionnaires principaux. Vous avez un rôle de suiveur.

5. L’immobilier :

L’investissement en dur

Qu’est-ce que c’est ?

L’immobilier, c’est l’achat de biens physiques (appartements, maisons, locaux commerciaux) dans le but de les louer ou de les revendre avec une plus-value. C’est un des placements préférés des Français, car il est tangible (vous pouvez voir et toucher ce que vous achetez), et il a tendance à bien résister à l’inflation. Mais l’immobilier demande aussi plus de gestion et parfois un gros capital de départ.

Pour qui ?

Pour ceux qui aiment investir dans des actifs concrets, qui rapportent régulièrement (via les loyers) et qui peuvent se valoriser dans le temps.

Exemple concret :

L’achat d’un appartement à Paris que vous louez. Vous touchez des loyers chaque mois et, si le marché immobilier continue de monter, vous pouvez revendre avec une belle plus-value.

Risque :

Modéré. Les crises immobilières sont plus rare et moins brutales que les crises boursière. Cependant elle existent et il convient de bien analyser en amont le risque conjoncturel et le risque sectoriel car la valeur d'un actif immobilier est très dépendant de sa localisation. Pour illustrer ce point, une maison en bord de mer s'est beaucoup appréciée (cela a été un bien recherché sur les 50 dernières années), cependant avec le réchauffement climatique et la montée des eaux, il est probable que certains de ces biens disparaissent dans les 50 prochaines années engloutis par l'avancée de la mer, réduisant à 0 la valeur de certains actifs.

Mais dans l’ensemble, c’est un investissement plutôt sûr. Attention quand même aux mauvaises surprises (travaux, impayés de loyers…).

Durée :

Minimum 7-8 années, sauf si vous cherchez à faire de la promotion immobilière qui comporte des risques supérieurs et bien différents. Beaucoup de frais de transactions sont à amortir sur un investissement immobilier (Notaire, agence) et il faut laisser le temps au marché local de s'orienter à la hausse

6. Les infrastructures :

Les fondations du futur

Qu’est-ce que c’est ?

Investir dans les infrastructures, c’est financer des grands projets publics ou privés : autoroutes, aéroports, réseaux de transport, parking, énergies renouvelables… Ces actifs sont souvent très stables et génèrent des revenus réguliers (les péages d’autoroute, par exemple). En plus, ils sont souvent corrélés à la croissance économique à long terme.

Pour qui ?

Pour les investisseurs patients, à la recherche de stabilité et de rendement prévisible, même si ce n’est pas forcément sexy.

Exemple concret :

Investir dans une société qui gère des autoroutes ou des aéroports. Vous touchez des revenus réguliers et stables, car ces infrastructures sont essentielles.

Risque :

Faible à modéré. Ce sont souvent des projets bien établis avec des revenus réguliers, mais attention aux aléas politiques quand les revenus sont subventionnés (nouvelles régulations) ou aux catastrophes environnementales (pas toujours bien couvertes par les assureurs).

Durée :

En général, ces projet se valorisent sur le long terme : il ne faut donc pas être pressé de récupérer sa mise et plus jouer sur une forme de rente perpétuelle.

En conclusion, chaque classe d’actifs a ses avantages et ses inconvénients. L’important est de savoir quel type de risque vous êtes prêt à accepter, combien de temps vous voulez laisser votre argent travailler, et à quel point vous avez envie de suivre votre investissement de près (ou non).

Alors, prêt à choisir votre dessert financier ?

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